Selon l’article 24 de la Constitution de la VIIème République, la jeunesse est protégée par l’État et les collectivités publiques contre l’exploitation et l’abandon. L’État veille à son épanouissement matériel et intellectuel et aussi à la promotion de la formation, de l’emploi des jeunes ainsi qu’à leur insertion professionnelle. L’État étant, du point de vue sociologue, un territoire donné sur lequel existe un pouvoir et une population. Le peuple à laquelle appartient la souveraineté nationale (article 4 de la Constitution) a sa part de responsabilité dans le Consciencisme de la jeunesse. Le Consciencisme étant selon Kwame Nkrumah une forme de révolution sociale qui doit « s’appuyer fermement sur une révolution intellectuelle, dans laquelle notre pensée et notre philosophie seront axées sur la rédemption de notre société. Notre philosophie doit trouver ses armes dans le milieu et les conditions de vie du peuple africain. C’est-à-dire que, de ces conditions doit être créé le contenu intellectuel de notre philosophie. L’émancipation du continent africain, c’est l’émancipation de l’homme ».

En écrivant ces quelques lignes, à titre d’aide ou d’information, je cherche à appréhender pour d’autres et pour moi même la cause de la déperdition de la jeunesse et les solutions pour y remédier.

Je me sens coupable, malgré que je ne sois pas l’auteur direct des actes des jeunes d’aujourd’hui, à savoir le banditisme caractérisé, l’impolitesse et la débauche dont ils font preuve. La proportion de jeunes de moins de 35 ans représente 81% de la population au Niger, selon le Rapport sur la situation des jeunes de l’espace francophone de l’Organisation internationale de la Francophonie de 2018. Du coup, on se pose plusieurs questions : pourquoi on assiste à la dérive de cette jeunesse ? Qu’ont-ils à la place de leur matière grise pour s’adonner à des pratiques pareilles ?

Revenons tout d’abord, dans un premier temps, à l’éduction pour essayer de détecter ou de comprendre les failles de cette dernière, qui peut, peut-être expliquer la situation actuelle. Récemment on a tous vu ou entendu parler sur les réseaux sociaux, de l’accident tragique du 21 février 2020, lors d’une sortie de « drift » d’un groupe de jeunes élèves de la capitale dont on déplore malheureusement la perte de deux personnes. Oui, une perte énorme pour les familles endeuillées, puisque perdre des proches, très jeunes, constitue un lourd poids à endurer. S’il est vrai que le poids des jeunes (15 à 24 ans) dans la population totale au chômage est de 63,8% en 2012 et 50% en 2017, elle ne justifie pas certaines attitudes qui sont le fruit, dans la capitale, d’enfants bénéficiant d’une situation aisée concernant notamment les rodéos de voitures.

Il m’est arrivé d’observer de mes propres yeux des jeunes d’un même établissement faire le tour d’autres écoles, dans des voitures, sur des motos, quand ils préparent des activités récréatives scolaires (kermesse, soirée, etc.). Ce qui est frappant, c’est de voir des jeunes filles, dans la majeure partie des cas, se mettre sur les portières des voitures qui roulent en pleine vitesse ou qui zigzaguent, ils appellent ça une « caravane d’information ». Adeptes de films comme « Fast and the Furious » et de jeux comme « Need For Speed », le drift est devenu le « nouveau jeu de la mort à Niamey ». Interdit par le Président de la délégation spéciale de Niamey, cette attitude de la jeunesse interpelle.

Est-ce une inconscience de la part de ces jeunes qui représentent l’avenir de demain, qui seront les leaders de demain ? On entend très souvent de leur bouche, qu’ils sont la génération consciente ; je dirais plutôt la génération consciente dans l’inconscience, une manière de dire qu’ils sont à la porte de la dérive totale. Une lecture du « Consciencisme » de Kwame Nkrumah s’impose.

La « pensée africaine », selon l’expression du Professeur Fabien Eboussi Boulaga, semble être inaccessible pour ces jeunes à un point où l’on se demande s’ils n’ont pas subi un lavage de cerveau.

La Jeune de niamey Drift party Benz drift

© Image de drift party/page Facebook Niamey BENZ DRIFT

En prenant du recul, l’on se dit que le discours éducatif a failli, tant à la maison, à l’école que dans la société. L’éducation dans son acception étymologique est une action de former un enfant, un jeune homme, une jeune fille, de développer ses facultés intellectuelles et morales. Dans le cadre particulier nigérien, le professeur Abdou Moumouni disait que « comme dans toute éducation, l’enfant est initié aux rapports avec les hommes. D’abord, sous la forme primaire de « savoir se tenir », « être poli », etc. Mais très vite (et c’est là un des caractères qui contribuent à son originalité), l’éducation africaine traditionnelle engage concrètement l’enfant dans des rapports plus complexes et plus profonds avec les membres de la collectivité au sein de laquelle il vit. Dans une première phase, l’enfant joue un rôle d’intermédiaire entre adultes (notamment en effectuant des commissions) ; il n’en apprend pas moins un tas de choses concernant les relations entre homme au sein de la société, les position et rang des uns et des autres. Avec sa participation à la production, commence la transformation graduelle de sa situation antérieure ; de façon de plus en plus autonome, il entre en rapport avec d’autres hommes : il vend le produit de son travail, achète pour son compte ou pour ses parents, prend part à différentes manifestations, bref, acquiert sa propre expérience des divers aspects de la vie sociale, des rapports qu’elle implique entre individus, de la différenciation et de la stratification qui leur sont sous-jacentes. À travers les actes de sa vie quotidienne, l’enfant puis l’adolescent en arrivent progressivement à une prise de conscience, puis à une compréhension des fondements matériels et spirituels de la vie sociale (échelle des valeurs, coutumes et traditions, vision du monde et conception de la vie, etc.). En même temps, il réalise de plus en plus les devoirs et les responsabilités qui lui incombent ; au sein des classes d’âge, puis au cours des cérémonies de l’initiation, se tissent et se renforcent les liens de solidarité et de fraternité entre jeunes de même âge, mais entre eux et leurs aînés, entre eux et la collectivité toute entière » (L’éducation en Afrique, Paris, François Maspero, 2e édition, 1967, p. 20-21).

On se rend compte tristement que cette approche est tombée en désuétude. L’éducation veut dire autre chose, je ne dirais pas que les parents n’éduquent plus leurs enfants mais ils ne le font pas bien, ou du moins il existe des défaillances palpables. L’évolution contemporaine de l’éducation familiale donne une impression de black-out. Au niveau institutionnel, des années quatre-vingt-dix à nos jours l’État n’a pas su ajuster l’éducation à la situation socio-économique et culturelle du pays. L’État « n’a pas intégré […] [les] savoirs traditionnels » dans ses contenus d’enseignement et « l’école nigérienne, en tant qu’héritière de l’école coloniale française, a provoqué une rupture entre l’enfant et son monde familial, communautaire et religieux ».

Or, la réussite d’une société dépend de la façon dont elle prend soin de la relève. Dès lors, si nos aïeux n’avaient pas pris soin de leurs descendants et ces derniers de nos grands-parents et parents, que serions-nous devenus aujourd’hui ?

Dans notre contexte religieux, on a tendance à fataliser tout ce qui nous arrive et à tout rattacher à la volonté de Dieu. Il est facile de vouloir tout rattacher à Dieu sans essayer de comprendre, de condamner ou d’essayer de trouver des solutions à la crise du système éducatif au Niger. La question du pourquoi est le plus souvent résolue en « c’est la volonté de Dieu », tandis que la bonne éducation est prônée par l’islam. Il revient sur les règles pratiques à inculquer à l’enfant en matière de culte et de comportement social, mais également sur les dimensions culturelle, intellectuelle et psychologique de l’éducation, visant constamment à protéger l’enfant Musulman des déviances psychiques. Un hadith relève que : « seules trois actions te parviennent dans ta tombe, car si tu meurs toutes tes bonnes actions s’arrêtent, sauf trois, parmi lesquelles : un enfant qui a été bien éduqué et qui invoque pour ses parents décédés […] ». Se cacher derrière la facilité pour accuser Dieu est une démission volontaire et une forfaiture.

Après cette première analyse de l’importance de l’éducation, on retient qu’un pont est rompu, une digue a cédé entre les parents et les progénitures. Le pont par lequel tout doit être fait, à travers lequel tout savoir doit passer, ce pont à double sens et très praticable, qui sépare les deux rives, sans lequel il n’y aura plus d’échange fructueux, cet échange qui est gage d’un avenir meilleur et d’une société paisible.

Etant un jeune aussi, je comprends aisément la mentalité de beaucoup de jeunes pour qui les parents représentent une source de revenue qui ne se tarit pas, pour survivre, s’habiller et avoir une voiture dans le cas des familles aisées. Mais presque jamais le biais par lequel, le canal par lequel passe la formation, le développement des facultés intellectuelles et la confrontation à la dure réalité de la vie d’adulte. Où sont passés les « valeurs traditionnelles » dans nos sociétés ? La tradition n’est pas qu’un passé ténébreux mais elle a une vision dynamique et futuriste puisqu’il s’agit d’un « être-ensemble et un avoir-en-commun qui appellent à une destinée commune par un agir-ensemble » (Fabien Eboussi Boulaga, La crise du Muntu : Authenticité africaine et philosophie, Paris, Présence Africaine, 1977, p. 145). Nous sommes tous passés par ce stade où l’on a l’impression que nos parents ne comprennent pas ce que nous vivons, que les époques ne sont pas les mêmes, qu’ils sont dépassés et déconnectés de la vie actuelle. Or, contrairement à eux, qui ont étudié au clair de la lune ou à côté des lampes tempêtes, lampes à pétrole, nous avons la chance d’étudier dans de bonnes conditions avec de la lumière (l’électricité), des ouvrages à dispositions et internet pour faire nos recherches. Nonobstant cette chance, je demeure convaincu que nos parents ont plus à nous apporter sur la vision et l’appréhension du temps présent. Ils n’étaient pas déconnectés de leurs valeurs ancestrales. Si la « La dialectique de l’authenticité […] exige la rigueur de la pensée » (Fabien Eboussi Boulaga, op. cit., p. 9), l’enfant doit retrouver son « rôle d’intermédiaire entre adultes » et recevoir la transmission de valeurs par ses parents (Abdou Moumouni, loc. cit.).

J’ai encore des vagues souvenirs de mon enfance, que je garde jalousement au fond de moi, les séances de conte, où mes frères et moi, nous nous retrouvions tous autour de ma mère nous contant des histoires, soit pour nous faire peur, soit pour nous amuser. Je n’oublierai jamais l’histoire de l’enfant qui a été pris par un génie parce qu’il ne s’est pas lavé les mains lorsqu’il a fini de manger. Il y avait une chanson dans ce conte dont je me rappelle encore aujourd’hui.

Comme le note le professeur Abdou Moumouni, « il est incontestable que l’éducation africaine traditionnelle embrasse la formation intellectuelle de l’enfant et de l’adolescent : une place de choix était réservée à la maîtrise de la langue (palabres, récits, contes et légendes, etc.), à l’exercice de la réflexion abstraite, sous des formes certes particulières (devinettes et proverbes, discussion de problèmes divers ; il convient en particulier, de remarquer que certains jeux d’adultes et d’adolescents (« dara » ou « dili », « wouri » ou « awélé », etc.) sont de véritables exercices d’initiation mathématique (géométrie, analyse combinatoire, propriétés des nombres sont entre autres les domaines les plus couramment concernés) » (op. cit., p. 25).

On relève ainsi la puissance de cet art de faire passer un message, un langage subtil pour   poser des interdictions et pousser aussi à la réflexion. La réception de ce savoir ancestral, que nos parents ont su transmettre, a laissé la place à d’autres perspectives qui expliquent probablement l’état psychique de la jeunesse actuelle. Pendant longtemps, l’Afrique a été dépositaire d’un savoir et d’une éducation propre à notre réalité. Les Africains ayant été considérés comme « des sauvages » par les occidentaux, l’acculturation et la politique assimilationniste à la française ne sont pas également étrangères à nos maux contemporains.

Aujourd’hui, il devient difficile de comprendre, ou de donner une explication à la faillite de l’éducation familiale. Elle résulte d’une démission totale de l’éducation enfantine et des rôles sociaux des parents et de la société. En effet, l’enfant doit être modelé dès le bas âge, pour acquérir des valeurs intrinsèques et extrinsèques qui lui permettront d’acquérir la « sagesse » et une formation intellectuelle. Il existe ainsi une « réalisation progressive et graduelle de l’éducation traditionnelle » dans trois classes d’âge :

  1. Première classe d’âge (de la naissance à six ou huit ans) : correspondant à la première et deuxième enfance, c’est la mère qui est chargée de l’éducation de l’enfant, qui s’effectue dans le milieu familial, le père a peu de rapports avec les enfants durant cette période.
  1. Deuxième classe d’âge (de six à dix ans) : les enfants se séparent suivant le sexe, les filles relevant des femmes et les garçons des hommes. Les enfants prennent de plus en plus part au travail, toutefois la majeure partie de leur temps consiste à jouer entre filles ou garçons du même âge.
  1. Troisième classe d’âge (de dix à 15 ans) : les enfants se rapprochent de plus en plus des adultes. Une forme d’autonomie et la responsabilité y afférente est reconnue. Ils apprennent des métiers et l’initiative débute à partir de 15-16 ans par des cérémonies rituelles (voy. sur ces développement Abdou Moumouni, cit., p. 27).

Les parents actuels constituent-ils un exemple pour leurs enfants ? Sont-ils des héros à copier dans leur bas âge ?

J’appelle les parents d’aujourd’hui, les parents 2.0 ! Oui, parce qu’ils font tout de manière évoluée, aussi « l’éducation hors sol » est une nouvelle tendance suivie par ces parents 2.0. Ils copient et importent des mœurs autres que celle dans laquelle ils ont grandi, pour l’appliquer à leurs enfants. L’éducation traditionnelle serait archaïque. Or dans une approche réflexive du monde contemporain l’on ne copie pas tout ce qu’on voit, mais l’on prend seulement ce qui est positif pour en faire un atout et non un handicap. Le mal est dans ce que l’on adopte sans une réflexion préalable, l’éducation chinoise et japonaise sont assez illustratives à ce niveau.

Jeunesse et utilisation des smartphone

© Pascal CHEVILLOT

Prenons le cas d’une famille où les parents ont réussi financièrement, l’enfant vit dans de très bonnes conditions, cependant il a moins de temps à passer avec ses parents, il est gardé par des nounous (1), quand les parents partent au travail, dans la majeure partie, il a tout ce dont il a envie, jusqu’à la limite de l’exagération (2). Il est ainsi écarté du monde extérieur, de la réalité des choses, il est toujours soit dans la maison, soit devant la télévision (3).

  • Ne soyons pas étonnés de voir cet enfant copier des manies de sa nounou, d’être plus proche d’elle que de sa propre mère biologique. Généralement, les nounous ne sont pas là pour éduquer nos enfants, mais pour gagner de l’argent. Leur attitude peut radicalement changer en l’absence des parents, comme cela fut le cas en Ouganda en 2014. Les parents avaient installé une caméra ayant permis de déceler que la nounou torturait un bébé de 18 mois. Les obligations incombant aux parents lors de la Première classe d’âge (de la naissance à six ou huit ans) sont déléguées. Pourquoi tout ceci ? Et pourtant, j’ai des parents fonctionnaires, mais, ils ont su trouver le temps et le moyen de faire passer le message qu’ils ont reçu de leurs parents, travailler ne justifie pas la démission dans l’éducation des enfants.
  • Faire plaisir à un enfant est normal, mais, exagérer peut lui nuire par la suite. Faire comprendre à son enfant que dans la vie, il faut une limite dans toute chose, est un gage de transmission de valeurs. J’ai été témoin à plusieurs reprises du chantage affectif des enfants, qui exigent de leurs parents une chose et font tout pour l’avoir, quitte à embêter, pleurer et frapper jusqu’à obtenir gain de cause. Dans l’éducation traditionnelle, un non veut dire « non » sans aucune possibilité de chantage. De nos jours, on peut aller jusqu’à affirmer que les parents sont à la merci de leurs propres enfants. Une réalité qui a des conséquences systémiques aussi bien à l’école que dans la société.
  • La mentalité des parents 2.0 conduit très souvent à empêcher leurs progénitures de côtoyer les autres enfants du quartier, surtout s’ils ne sont pas du même rang social, ce qui empêche l’enfant d’apprécier la valeur de ce qu’il a, et de découvrir de lui-même la réalité de la vie. Les multimédias (télévision, téléphones, tablettes) remplacent la cohésion et les activités de la Deuxième classe d’âge (de six à dix ans) des enfants. Les parents ne procèdent pas ici encore à une éducation aux technologies de l’information pour en tirer le bon côté et éviter les aspects néfastes. Laisser son enfant regarder n’importe quel programme juste pour qu’il ne nous dérange pas est un danger pour la Troisième classe d’âge (de dix à 15 ans). Certains parents soutiennent, après une interpellation, que ce sont juste des dessins animés ou des programmes inoffensifs. Certes, mais ces dessins animés comportent des éléments de compréhension du monde produits de l’extérieur, de la violence, des théories du genre, des aspects d’éducation sexuelle, etc. Il est préférable de contrôler ce que nos enfants suivent à la télévision, d’interdire certains programmes ou d’expliquer.

Ne devrions-nous pas revenir à nos valeurs et aux obligations qui nous incombent en fonction de la classe d’âge de nos enfants ? Si les enfants ne respectent plus leurs propres parents, à plus forte raison les ainés de la société, c’est qu’il existe des démissions éducatives. Déléguer la charge de l’éducation d’un enfant à une tierce personne est une bombe à retardement pour le futur.

Nonobstant cette situation prévalant principalement en ville, une tranche de la population nigérienne garde encore l’éducation de nos aïeux, les villageois, même si l’évolution fulgurante de la société tend à mettre fin à cette éducation. Nous avons intérêt à repenser le système éducatif familial et aussi institutionnel pour y intégrer la réalisation progressive et graduelle d’une génération consciente ayant le sens du collectif et du respect des aînés.

Jadis, l’éducation était prise en charge par toute la société, car un enfant bien éduqué profitait à tout le monde, et tous s’attelaient à contribuer à cette tâche lourde. La société était telle que tout un chacun avait sa place, son titre et avait droit au respect équivalent. Un enfant mal éduqué est « nuisible » à la société comme l’illustre la montée en puissance de la délinquance juvénile au Niger, qui n’est pas comparable à celle des années 1980. À Niamey, plusieurs quartiers semblent exposés à la criminalité juvénile comme les quartiers Boukoki, Koira Tédji, Dar Es Salam, Gamkallé, Banga-Bana, des espaces comme Rouba, la ceinture verte, Yantala Ganda, etc.

En grandissant dans de mauvaises conditions éducatives, avec aussi l’âge de la puberté (la transition durant laquelle on passe d’enfant à adulte), l’âge de folie extrême pour d’autres, il y a comme une explosion dans le comportement des enfants et si l’enfant n’a pas reçu la base solide d’une bonne éducation, le résultat donne ce qu’on voit aujourd’hui, des accidents plus ou moins intentionnels et bêtes. Ces jeunes s’essayent à tout, drogue, alcool, tabac, cigarettes et que sais-je encore. C’est le résultat décevant d’une mauvaise éducation.

Il est plus que jamais primordial de revenir à nos fondamentaux et à vos valeurs traditionnelles pour réinjecter dans la société nigérienne « un être-ensemble et un avoir-en-commun qui appellent à une destinée commune par un agir-ensemble ».

Par Moussa ALI CAMARA Le 30 Mars 2020